• « La politique touche à tout et tout touche à la politique. Dire qu’on ne fait pas de politique, c’est avouer que l’on n’a pas le désir de vivre. »

    « La politique touche à tout et tout touche à la politique. Dire qu’on ne fait pas de politique, c’est avouer que l’on n’a pas le désir de vivre. »

  • Ruben Um Nyobè

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Georges Brassens aurait-il été « assez patriote » aux yeux de François Fillon ?

Posté par fantasio22 le 16 juillet 2011

Le poète aurait-il pu échapper à un procès pour « haute trahison » instruit par lUMP de 2011?

Le premier ministre du « corps  français traditionnel«  [se rappeler Gérard Longuet parlant de Malek Boutih (*) ], le bien nommé « François-le-Français » , se serait probablement occupé de son cas personnellement

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«  Le jour du 14 Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de mal à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les braves gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
« 

(La mauvaise réputation)

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 » Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher
Qu’ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s’en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
« 

(La ballade des gens qui sont nés quelque part)

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(*) Gérard Longuet, le patron des sénateurs UMP, a déclenché une polémique, mercredi 10 mars, en jugeant préférable de nommer à la Halde quelqu’un du « corps français traditionnel » plutôt que le socialiste Malek Boutih. M. Boutih est « un homme de grande qualité mais ce n’est pas le bon personnage » pour présider la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, a déclaré le patron des sénateurs UMP, invité de « Questions d’Info LCP-France Info-AFP« . A la question de savoir pourquoi M. Boutih ne correspondait pas, à ses yeux, au poste, il a répondu : « Parce qu’il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains – qui sont d’ailleurs en général italiens ou marocains – doivent faire l’effort sur eux-mêmes de s’ouvrir à l’extérieur. » « Si vous mettez quelqu’un de symbolique, extérieur, vous risquez de rater l’opération », a insisté M. Longuet.

(source: « Le Monde » du 10/03/10)

 

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 » L’état d’une démocratie se mesure d’abord à la qualité de son débat public, à la liberté d’esprit qu’il y règne, à la capacité de ses dirigeants à oser et à assumer de réelles confrontations. Le torrent de boue soulevé par les propos plutôt anodins d’Eva Joly sur le 14 Juillet en dit long sur les régressions françaises après quatre ans de sarkozysme. Non contente d’avoir balayé un rival trop sûr de lui, la candidate officielle des écologistes a réussi, le jour de la fête nationale, une entrée en fanfare dans la campagne : osant affirmer préférer un défilé citoyen à une parade militaire – quelle audace ! -, elle a réveillé les pires démons. Eva Joly ? «Pas Française !», a tranché en substance un François Fillon que l’on a connu plus inspiré et qui a décroché, hier, la palme de l’indécence en s’aventurant sur le terrain de la binationalité. Pour les ténors de l’UMP, cette «dame» incarne «l’anti-France» et «l’esprit munichois». Elle «insulte», selon les mots d’Henri Guaino, conseiller du président de la République, «tous ceux qui depuis des siècles meurent pour ce pays». On demeure interdit devant tant d’outrance, d’intolérance et d’arguments nauséabonds.

Même à gauche, plusieurs candidats socialistes – Manuel Valls et Ségolène Royal en tête – n’ont pas perdu de temps pour prendre leurs distances avec «l’extrémiste Joly» qui a manifestement franchi les limites du «politiquement correct» que souhaite imposer une certaine gauche. D’autres se sont réfugiés dans un silence gêné et peu glorieux.

La qualité du débat public dans notre pays a atteint la cote d’alerte. C’est le mérite paradoxal d’Eva Joly, fausse ingénue de la politique française, que de l’avoir démontré, en trois petites phrases.« 

Vincent Giret (dans Libération)

 

 

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