• « La politique touche à tout et tout touche à la politique. Dire qu’on ne fait pas de politique, c’est avouer que l’on n’a pas le désir de vivre. »

    « La politique touche à tout et tout touche à la politique. Dire qu’on ne fait pas de politique, c’est avouer que l’on n’a pas le désir de vivre. »

  • Ruben Um Nyobè

« Enseignement obligatoire de la langue bretonne »: réponse à Martine Aubry

Posté par fantasio22 le 6 octobre 2011

article initialement publié sur le site du MRC 22 :   http://mrc22.unblog.fr/

 

A quelques jours du premier tour de la primaire du Parti Socialiste, la candidate Martine Aubry (en retard sur François Hollande dans les sondages) cherche à séduire l’électeur de gauche breton et propose un enseignement obligatoire du breton, « sauf si les parents expriment clairement leur désaccord ». [1]

Au-delà du calcul politique (qui n’échappe naturellement à personne), que peut-on penser d’une telle proposition?

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Enseignement du breton / enseignement en breton: état des lieux…

Pour savoir de quoi l’on parle, il n’est pas inutile de se référer au rapport réalisé par Fanch Broudic à la demande du Recteur de l’Académie de Rennes : « L’enseignement du et en breton » (5 février 2011). [2]

On apprend ainsi que l’enseignement du breton concerne aujourd’hui 13500 élèves dans les filières bilingues, et qu’il y en a «autant » qui bénéficient d’une initiation dans le primaire ou qui choisissent l’option breton dans le secondaire . Cet enseignement mobilise plusieurs centaines de professeurs des écoles, des collèges, des lycées, et des budgets importants.

Pour autant, « il n’est pas toujours facile d’ouvrir de nouvelles classes bilingues. On manque d’enseignants et d’étudiants du breton ».

Le rapport fait plusieurs constats et pose des questions:

  • Le breton n’est pas le plus souvent la langue première des enfants eux-mêmes. Mais il n’est pas non plus celle de leurs parents, ni même parfois celle de leurs grands-parents. C’est donc dans le cadre scolaire que la plupart des élèves font l’acquisition du breton.

  • Les jeunes qui apprennent le breton dans un cadre scolaire ne comprennent pas toujours bien les bretonnants adultes. C’est la fracture bretonne. »

  • Que faire pour que le breton ne soit pas uniquement la langue de la classe?

  • Beaucoup d’élèves s’arrêtent en cours de route. Comment redynamiser cet enseignement, alors que le nombre de bretonnants a diminué de 30% depuis 10 ans?

  • Augmenter l’offre d’enseignement du breton en primaire est déterminant pour qu’un nombre plus élevé d’élèves puisse y avoir accès. Mais si l’enseignement du breton n’est pas davantage consolidé dans le second degré et au-delà dans le supérieur, il pourrait se retrouver à terme dans une véritable impasse.

Et Fanch Broudic de faire le constat: « L’enseignement du breton ne pourra se développer que si la société est réellement convaincue qu’il faut le faire. »

 

La langue bretonne en manque d’enseignants…

 Le journal Libération relevait en janvier 2011 que le manque d’enseignants du breton pénalisait d’autant la survie d’une langue qui pourrait perdre d’ici 2017 plus de 13000 locuteurs par an [3] (On estime en effet à 206000 le nombre de locuteurs en breton aujourd’hui. Ils pourraient n’être plus que 120000 en 2017).

Le comble, c’est que les postes existent, mais qu’il n’y a pas suffisamment de candidats. « Les moyens sont là, c’est la ressource humaine qui fait défaut », a constaté le recteur d’académie Alain Miossec.

Pour exemple, en 2011, sur 38 postes de professeurs des écoles à pourvoir le breton, 11 n’ont pu être attribués.

Par ailleurs, il est relevé à nouveau que dès le secondaire, les effectifs d’élèves étudiant le breton fondent (notamment dans les écoles publiques et les écoles privées qui perdent la moitié de leurs effectifs en breton à l’entrée en sixième). Même si la filière des écoles associatives Diwan s’en sort mieux, la boucle est bouclée. Car une telle déperdition à l’entrée en sixième signifie encore moins d’élèves en seconde, et donc un nombre toujours plus faible de candidats susceptibles de poursuivre jusqu’au bac puis d’engager des études pour passer les concours et devenir enseignant.

Ce n’est pas la moindre des difficultés à laquelle se heurterait Martine Aubry, si celle-ci était un jour « en situation » et rappelée à ses promesses de campagne.

On relèvera le paradoxe de la situation actuelle: alors qu’à la première partie du 20è siècle, la langue bretonne, langue du quotidien, était interdite à l’école, aujourd’hui, depuis son abandon massif comme langue maternelle dans les années 1950, c’est seulement l’école qui peut la perpétuer.

 

Position du Mouvement Républicain et Citoyen. [4]

Le grand historien Fernand Braudel disait: « La France a un nom: diversité ». Notre pays se situe en effet au carrefour des influences celtique, germanique et méditerranéenne. Plus qu’une donnée géographique, la France est une construction politique, qui s’est constituée à partir de l’Etat. Pour autant, il serait mensonger de parler de l’uniformité française… Notre pays reste panaché. Simplement – et heureusement! – il y a des éléments d’unité.

A la fin de l’Ancien régime, Voltaire écrivait encore qu’en parcourant la France, on changeait plus souvent de loi que de cheval! C’est à cela que la Révolution a mis un terme, parce qu’au nom de l’égalité, elle a voulu que la loi fût la même pour tous. La Révolution a fait œuvre de modernisation, notamment en créant les départements. Derrière la création de ces territoires (entités que d’aucuns ont pu qualifier d’artificiels), qui avaient aussi pour but de couper les liens des Français avec leurs anciennes provinces, il y avait aussi l’idée de créer un « homme nouveau »: le citoyen.

La Révolution et la République ont lutté vigoureusement contre les langues régionales pour imposer le français comme langue nationale.

Aujourd’hui, l’unité nationale est acquise, la République a triomphé. Il faut cultiver et soutenir les langues régionales.

Nul ne conteste par exemple aux habitants de Bretagne qui le souhaitent le droit de parler le breton, d’enseigner et de promouvoir la langue bretonne.

Mais aussi se méfier des revendications qui avancent masquées. Sur l’île de Beauté, la connaissance du corse est devenue nécessaire pour recruter des professeurs d’école. Cette « corsisation » des emplois est antirépublicaine.

Il ne faut pas oublier les risques d’exacerbation des revendications particularistes. Regardez la Belgique ou la Catalogne! Ce que nous avons fait en France n’est pas si mal. Notre construction millénaire doit se manier avec précaution.

 

Laurent Sire, pour le MRC 22

 

 

[1] article Ouest France du 4 octobre 2011:

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Langue-bretonne-Martine-Aubry-au-creneau-_8619-1996256_actu.Htm

[2] Edition intégrale du rapport de Fanch Broudic: « L’enseignement du et en breton » ; Editions Emgleo Breiz; février 2011.

Dossier de presse consultable sur le site de l’académie de Rennes:

http://www.ac-rennes.fr/jahia/Jahia/site/academie2/cache/bypass/accueil/pid/17497?entryId=60660

[3] « La langue bretonne manque d’enseignants », article Liberennes.fr (26/01/11) :

http://www.liberennes.fr/libe/2011/01/la-langue-bretonne-en-manque-denseignants.html

 

[4] extraits des propos de J.P. Chevènement, in « La France a-t-elle écrasé ses régions? », entretien croisé entre Jean-Pierre Chevènement et Jean-Pierre Raffarin, L’Express, 24 décembre 2009.

http://www.chevenement.fr/La-France-a-t-elle-ecrase-ses-regions_a906.html

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La gauche « la plus bête de France »?

Posté par fantasio22 le 14 mars 2010

 UNE TRIANGULAIRE EN BRETAGNE! 

 

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Contrairement aux autres régions, le PS et Europe Ecologie ne présenteront pas de liste commune au second tour en BretagneJ.Y. Le Drian, qui a fait ses petits calculs et estime pouvoir l’emporter seul, reste « droit dans ses bottes ».

A dire vrai, Thierry Burlot, tête de liste PS dans les Côtes d’Armor, annonçait la couleur dès dimanche soir: « Nous avions une crainte de voir Europe Ecologie aussi haut que les 16,5% des voix aux dernières européennes. On n’a pas besoin d’eux pour gagner la Bretagne. » (cf. Ouest-France du mardi 16 mars)

 

   Ainsi, après avoir déjà roulé le PRG et le MRC dans la farine au moment de la constitution de sa liste, en refusant d’y voir  figurer un seul de leurs membres (la Bretagne est ainsi, il est bon de le savoir, l’une des 3 seules régions sur 22 à avoir refusé d’appliquer l’accord national passé entre le PS et le MRC), J.Y. Le Drian, sûr de sa force, estime à présent ne pas avoir besoin d’Europe Ecologie et de l’UDB pour l’emporter dimanche… Cela ne l’empêche cependant nullement de parler de sa liste comme d’une « liste de rassemblement » (sic)… Le Parti Socialiste breton semble retomber dans les travers qui lui ont pourtant été si souvent reprochés par les électeurs de gauche: arrogance et volonté d’hégémonie

La suite nous dira si ce pari est un pari gagnant. Nous ne parlons pas forcément ici de la seule élection de dimanche prochain, mais aussi des échéances électorales futures, où toutes ces formations politiques, leurs militants, leurs sympathisants et leurs électeurs se retrouveront inéluctablement… Il serait illusoire de penser que le mépris affiché et les diverses humiliations infligées par le PS breton à ses partenaires naturels ne laisseront pas de traces durables…

 

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LISTE Jean-Yves LE DRIAN (PS) 37.19% [408554] Ballottage

LISTE Bernadette MALGORN (UMP) 23.73% [260645] Ballottage

LISTE Guy HASCOËT (Europe Ecologie) 12.21% [134112] Ballottage

LISTE Jean-Paul FELIX (FN) 6.18% [67870]

LISTE Bruno JONCOUR (Modem) 5.36% [58841]

LISTE Christian TROADEC (DVG) 4.29% [47108]

LISTE Gérard PERRON (Front de gauche) 3.51% [38559]

LISTE Charles LAOT (SE) 2.64% [29029]

LISTE Laurence DE BOUARD (NPA) 2.49% [27401]

LISTE Valérie HAMON (Lutte ouvrière) 1.47% [16129]

LISTE Alexandre NOURY (DVG) 0.94% [10306]

 

COMMENTAIRES

 

- Amusant: le quotidien « Le Monde » propose dans son édition datée du mardi 16 mars un cahier « spécial régionales »… Si l’envie vous prenait de vous faire voler 1,40€, sachez qu’à la page concernant la Bretagne, la liste Le Drian est présentée comme liste PS-PRG-MRC !!! Vachement bien documentés, les journalistes du Monde… Ce que c’est que de préparer son dossier depuis son petit ordinateur à Paris! Ca ne m’a pas donné envie de lire le reste pour voir si c’était à l’avenant… J’ai rapidement remis l’exemplaire du journal à sa place, sur son joli présentoir … Et ça viendra ensuite pleurer sur « la crise de la presse »

- Baptême du feu laborieux pour Bernadette Malgorn, la candidate UMP « parachutée » par l’Elysée contre le candidat ayant été préalablement choisi par les militants bretons… Avec plus de 13 points de retard sur la liste socialiste et une faible réserve de voix (une partie du Modem? Une partie du FN?), seule une configuration sous forme de triangulaire au second tour, avec le maintien éventuel de la liste d’Europe Ecologie Bretagne, pourrait entretenir un semblant d’incertitude quant-à l’issue du scrutin. A coup sûr, l’absence d’un accord entre la liste Le Drian et d’Europe Ecologie, synonyme aux yeux des électeurs de gauche d’arrogance et d’hégémonie de la part du PS, serait susceptible de compromettre un report satisfaisant des voix de gauche du 1er tour vers la liste Le Drian.

- La liste Modem, emmenée par Bruno Joncour (5,36%), est devancée par elle du Front National (6,18%). Front National qui se positionne désormais comme la 4e force politique en Bretagne (même s’il n’est pas en capacité de se maintenir au second tour)

(à suivre…)

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Le rassemblement à gauche selon le Parti Socialiste breton: les disou et les faisou

Posté par fantasio22 le 1 février 2010

 Le Parti Socialiste breton, entre volonté affichée de « rassembler à gauche » et pratiques hégémoniques dans les faits (les « disou » et les « faisou » pour reprendre une expression qu’affectionne J-Y Le Drian).

Jean-Yves LE DRIAN, sûr de sa force, ne veut ni du PRG ni du MRC sur sa liste aux régionales. 

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 1) Il n’y aura aucun représentant du PRG sur la liste PS menée par J-Y LE DRIAN, en dépit d’un accord national entre leurs deux formations qui « prévoyait explicitement la candidature de Jeanne Larue (Vice-Présidente sortante) en Ille-et-Vilaine et celle de François Bouriot (Maire de Trélévern, Vice-Président de Lannion-Trégor-Agglomération) dans les Côtes d’Armor, en places éligibles au premier comme au deuxième tour. »

« Quand on demande trop on finit par avoir moins ! » rétorque Jean-Yves LE DRIAN.

Point n’est pourtant nécessaire de « trop demander » pour ne rien obtenir… On peut obtenir tout autant (c’est à dire RIEN) en demandant très peu…

2) Le président sortant de la Région Bretagne aura-t-il en effet le culot d’user du même argument concernant le MRC, qui souhaitait en tout et pour tout présenter l’unique candidature de Luc Foucault, maire de Séné (commune morbihanaise de 8000 habitants), candidature pourtant rejetée après que le PS ait laissé entrevoir jusqu’à la dernière minute un accord possible?

On précisera que contrairement au cas du PRG, aucune explication n’a été apportée par le PS concernant le rejet de la candidature MRC, et que c’est en lisant la presse que ce dernier a appris qu’il n’aurait finalement pas de représentant au sein de la liste menée par J-Y Le Drian. 

 Le Parti socialiste breton est sûr de sa force, et pense n’avoir pas besoin de ses « petits » partenaires.

 

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Le rassemblement à gauche, après tout, c’est bon pour les périodes de campagne présidentielle ou de second tour d’élection législative, quand le candidat PS a besoin de ratisser large et d’afficher l’union à gauche pour les besoins de sa communication.

Il aime alors à solliciter des intervenants de ces « petits partis » pour afficher une dynamique unitaire dans ses meetings, pour ajouter quelques logos de partenaires sur ses affiches… Mais « sacrifier » ne serait-ce qu’une seule place en position éligible sur une liste aux régionales sur l’ensemble des 4 départements bretons, et ainsi  permettre à ces petits partis de porter leurs idées en accédant aux responsabilités … Vous n’y pensez pas! Il s’agit de choses sérieuses, les places!!!

Même une seule, non, décidément, c’est déjà trop!!!  Le sacrifice est trop lourd… Et d’entonner le refrain, la main sur le coeur: « J’voudrais bien (ouin-ouin-ouin…), mais j’peux point (ouin-ouin-ouin…) !!! « 

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Il y a quelque chose d’assez désespérant et de démobilisateur dans ce Parti Socialiste-là, incapable de voir plus loin que le bout de son nez… Abordant chaque élection l’une après l’autre, sans vision globale, sans projet pour l’avenir, sans ambition pour la gauche, et surtout sans respect pour ses partenaires de combat

Les « places », oui… Les membres du PS auront des « places »… Qu’ils en fassent bon usage, puisqu’il s’agit-là de leur Saint-Graal…

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Mais que le Parti Socialiste ne vienne pas s’étonner si les classes populaires ne croient plus en lui, de plus en plus imitées en cela par les classes moyennes, si les véritables débats se déroulent ailleurs qu’en son sein,  si des électeurs (et pire, des militants) de gauche de plus en plus nombreux vont « voir ailleurs » et ne lui font pas confiance pour gouverner le pays.

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Pour donner vie au rassemblement de la gauche, c’est vrai: il y a les « disou«  et les « faisou«  

Mon grand-père, dans son bocage vendéen, utilisait plutôt l’expression « ça qu’y dit, pis ça qu’y fait »

Mais l’idée est bien la même…

Mais pourquoi diable, après tout, voudriez-vous que le Parti Socialiste change une méthode qui a « fait ses preuves » (sic) au plan national depuis un certain 21 avril 2002  ?

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Opposition, sors de ce corps!

Posté par fantasio22 le 31 octobre 2009

Réforme territoriale et nouveau mode de scrutin: « tripatouillage » électoral ?

 

Le nouveau mode de scrutin associé à la création des conseillers territoriaux, mesure phare de la réforme des collectivités présentée mercredi en Conseil des ministres, est fortement critiqué et suscite le malaise! (même si on en parle finalement assez peu dans les médias… Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy, Eric Besson et Dominique de Villepin ont occupé tout l’espace médiatique ces dernières semaines, faisant office de diversion… Désormais, c’est au tour de Charles Pasqua et de Jacques Chirac… Pendant ce temps-là, il se passe pourtant des choses inquiétantes qui engagent davantage l’avenir…).

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- « Opposition, sors de ce corps! »

 

Rappelons que selon le voeu de Nicolas Sarkozy, quatre vingt pour cent de ces conseillers territoriaux qui remplaceront les actuels conseillers régionaux et généraux, seront désormais élus dans un canton, au scrutin majoritaire uninominal à un tour. Les 20% restants le seront à la proportionnelle.

Faut-il parler, comme l’ont fait certains, de « hold-up électoral«  le changement envisagé de mode de scrutin?

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Le fait est que l’UMP (qui rappelons-le dirige actuellement seulement 2 régions sur 22), si elle arrive souvent en tête au premier tour dans les différents scrutins, dispose généralement d’une faible réserve de voix pour le second tour qui l’empêche souvent de réunir une majorité

On voit bien dès lors quel parti politique cette réforme du mode de scrutin est susceptible de favoriser!

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Jean-Paul Huchon (PS), président de la région Ile-de-France, considère que « le gouvernement cherche à reprendre par la loi ce que la droite n’a pas pu gagner par les urnes, bafouant ainsi le vote des électeurs et la démocratie« .

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Le nouveau mode de scrutin « est une régression (…) qui vise à permettre à une UMP de plus en plus minoritaire de garder le pouvoir« , a renchéri le Parti communiste français.

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Les Verts ont accusé le gouvernement de « manipulation démocratique extrêmement grave qui vise à bi-polariser plus encore la vie politique française ». « Les 20% élus à la proportionnelle sont un pis-aller qui masque la régression démocratique que constitue cet OVNI électoral « taillé sur mesure pour favoriser l’UMP« , ont-ils ajouté.

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Quant au président du Modem, François Bayrou, s’il est favorable au principe des conseillers territoriaux, il refuse une loi électorale favorisant « un système bipartisan ». « Je ne soutiendrai pas cette réforme si elle sert en réalité de paravent à l’introduction d’une loi électorale qui visera à ne plus avoir en France que deux mouvements politiques: le PS et l’UMP« , a-t-il prévenu.

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Tandis que Philippe de Villiers (MPF), président de Vendée, considère qu’« à ce compte-là, les conseillers territoriaux pourraient parfaitement être remplacés par des fonctionnaires« .

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Laurent Fabius, pour sa part, a affirmé que le mode de scrutin pour élire les 3 000 conseillers territoriaux est jugé illégal par le Conseil d’État, celui-ci estimant qu’il serait « de nature à porter atteinte à la légalité comme à la sincérité du suffrage ».

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Mais au fait… on aimerait bien connaître l’intérêt pour le citoyen d’une telle réforme du mode de scrutin

Quels sont les motifs avancés par l’UMP et Nicolas Sarkozy?

S’agit-il de changer juste pour le plaisir de changer? En quoi ce nouveau mode de scrutin est-il un progrès?

Le scrutin uninominal à un seul tour, c’est par exemple celui  qui vient de permettre à Ali Bongo de « remporter » l’élection présidentielle au Gabon en empêchant la majorité d’électeurs qui lui étaient défavorables (même en ne prenant pour cela en compte que les faux chiffres « officiels ») de s’unir au second tour … Est-ce là le modèle de la France en matière d’élection et de démocratie?

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Est-ce cela la « république irréprochable«  promise par Nicolas Sarkozy durant sa campagne présidentielle?

Est-ce seulement par ce genre de manipulation plutôt que par l’adhésion de la population à leur projet politique, que Nicolas Sarkozy et l’UMP entendent se maintenir au pouvoir?

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